lundi 12 mai 2008

Euro 2008 mania


Comme pour tout, il y a ceux qui adhèrent et ceux que ça agace. Je fais partie de la deuxième catégorie. L'Euro 2008 n'a pas encore commencé qu'on en a déjà marre... Il faut dire que la manie se décline sous toutes les formes: pubs à la tété, produits Euro 2008, des drapeaux et des ballons de foot un peu partout, recherche de bénévoles pour héberger des supporteurs, ...

Nous habitons tout près de la "zone Euro 2008" et je crains un peu le bruit... Bon, le côté positif, c'est que nous aurons le droit d'entrer dans le périmètre de sécurité en voiture, l'employeur de l'homme y étant installé et ayant reçu des laisser-passers.


Voici un petit aperçu photographique de l'Euro 2008 mania:

















mardi 6 mai 2008

Weekend à la montagne

Quand mon homme part à la chasse aux photos, ça donne ça:

Il paraît qu'il y avait une terrasse plus bas, mais par égard pour moi il a renoncé à la photo parfaite.






















Là, c'était le chemin à prendre qu'il cherchait, mais tant qu'à faire.... (L'homme, c'est le point au milieu de la photo. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.)













lundi 5 mai 2008

Nouvel emploi

Le 1er mai était la date officielle de mon entrée en fonction dans mon nouvel emploi: femme/mère au foyer. (Je vous rassure, de fait je suis en fonction depuis le 2 janvier, avec un temps d'adaptation, quand même...)
La date tombait bien, le 1er mai était un jour férié! Non que le 1er mai soit férié à Genève, mais cette année le 1er mai tombait sur le jeudi de l'Ascencion. Nous en avons profité pour partir en week-end prolongé, chouette début de travail!

Mais revenons-y, à ce travail. En voici un bref descriptif:

Employeur:
Aucun. Est-ce à dire que je suis indépendante?

Système hiérarchique:
Non déterminé. Pas de supérieur direct qui me casse les pieds à changer d'avis quinze fois par heure. On se demande tout de même qui est le chef: Monsieur, Madame ou Bébé?!

Salaire:
Aucun (en-dehors de celui de Monsieur, mais peut-il demander une augmentation pour autant?).

Horaires de travail:
Horaires flexibles et variables selon les siestes de bébé et les tâches prioritaires à accomplir. Disponibilité: 24h/24, 7j/7

Jours de vacances:
Pas encore négociés, mais étant donné les horaires de travail...

Prestations sociales:
AVS, autant dire que ce n'est pas le rêve. Penser à l'assurance accident!

Éventail des tâches et rôles:
Ménage, lessive, rangement, nurse, infirmière, gestionnaire des fonds, cuisinière, compagne de jeux, chanteuse, gentille organisatrice, représentante diplomatique de la famille, couturière, madame bricolage, maman, femme, amante, responsable administration, j'oublie sûrement un tas de choses - je vous laisse compléter la liste!

Venons-en aux avantages: je vois Nathanaël grandir, je suis très libre il faut le dire, pas de double charge travail-famille, pas de prises de bec avec les collègues de travail, je passe beaucoup de temps dehors, les rencontres et discussions inspirées par la présence d'un bébé, je fais les choses à mon rythme (ou presque), il n'y a que moi qui me mets la pression (merci chéri),je vois au jour le jour l'utilité de mon travail, etc.

Les inconvénients? Les tâches répétitives (j'ai l'impression de constamment faire la lessive par exemple), pas de pause du bébé (sauf mes moments à moi le weekend, merci chéri!), pas de pause déjeuner avec les collègues de travail, jamais je n'arriverai à tout faire (le travail de toute manière, par définition, n'est jamais terminé), reconnaissance sociale?

Il paraît qu'il faut six mois pour s'acclimater à un nouveau travail - ça me laisse donc encore un peu de temps pour arriver au rythme de croisière que je m'imaginais (ou presque). Je ferai un premier bilan en temps voulu.

En conclusion, il faut le dire, j'adore mon nouveau job!

mercredi 30 avril 2008

Les pieds dans l'herbe

Samedi dernier, au jardin botanique.

Nous nous sommes installés dans l'herbe tous les trois, je t'ai enlevé tes petites chaussettes et tu as pour la première fois découvert sous tes pieds ces brindilles vertes que nous appelons herbe. Sa fraîcheur, l'humidité de la terre, les petits chatouillis quand on se laisse caresser pas les brins d'herbe...

jeudi 10 avril 2008

Vivre ici

Toute cette semaine, la radio et la télévision de notre beau pays qu'est la Suisse se sont intéressés à l'intégration.
Pour celles et ceux qui sont venus d'ailleurs ou qui sont nés Suisse avec des racines d'ailleurs, voici une belle page de témoignages: www.vivreici.ch

D'ici mais pas vraiment d'ici, pas vraiment à la maison dans mon pays d'origine non plus, c'est un mélange aigre-doux que l'intégration dans ce pays... Se fera-t-elle jamais totalement dans mon cas? J'ai voulu faire l'exercice en répondant aux questions posées à des personnalités "Suisses pas Suisses".

Ce qui me relie à la Suisse:
La connaissance de ces institutions, des conventions, de la manière de vivre ici.

Un souvenir de mon arrivée en Suisse:
J'y suis née, mais je ne suis arrivée en Suisse que quand j'ai commencé des études de droit à Berne à vingt ans. Ca a été le choc. Jamais je n'avais vraiment vécu en Suisse (culturellement parlant du moins) et encore moins en Suisse alémanique. J'ai découvert, par exemple, qu'il existait un couteau spécial pour couper la raclette... Avant, je vivais sur deux îles: celle de la diaspora Hongroise en Suisse (stabilité culturelle pour moi) et celle des francophones à Berne (milieu multiculturel à l'école grâce à mes copains enfants de diplomates). Ce qui me rappelle un souvenir plus ancien, celui d'un enfant qui, au Marzili, nous insultait avec sa comptine: "d Franzose mit de gälbe Hose und de rote Fincke, pfui die stincke".

Ce qui me fait me sentir étranger en Suisse:
La réaction des gens quand je dis mon nom de famille et qui me rappelle toujours que je ne suis pas d'ici. Le fait que je ne comprenne toujours pas la manière de fonctionner d'une partie de la population Suisse (alémanique surtout). Je comprends, avec mon intellect, mais je ne saisis pas les nuances, suis surprise à chaque fois alors que je "devrais savoir"...

Ce qui me fait sentir Suisse:
Franchement, je ne sais pas. La connaissance des institutions, des conventions, de la manière de vivre ici? Je ne me sens pas vraiment Suisse, peut-être aussi parce que le Suisse se définit par son canton et qu'une chose comme "la Suisse" n'existe que dans ses institutions.

Trois valeurs Suisses:
La ponctualité (même si les CFF n'arrivent pas toujours à l'heure), le fédéralisme, la précision.

Trois valeurs étrangères à la Suisse:
La spontanéité (essayez de passer à l'improviste chez des copains Suisses...), la prise de risque, le "non sérieux".
Mais je ne veux pas généraliser.

Est-ce que j'envisage de quitter la Suisse?
Oui, régulièrement, tout en sachant que ce n'est pas forcément mieux ailleurs et que je ne me sentirai pas plus enracinée qu'ici.
Mes racines sont celles que je construis avec ma famille et ma maison est celle où nous vivons ensemble, ici ou ailleurs.

En guise de conclusion:
J'ai un rapport très ambivalent à la Suisse, je m'y sens bien, je la connais, et en même temps, je ne la connais pas et je n'y suis pas entièrement à la maison... Le sort des déracinés? Heureusement qu'on peut s'enraciner dans autre chose qu'un lieu, un pays, une culture locale...

Influencée par ma propre histoire, j'ai surtout visionné les témoignages de personnalités Suisses d'origine étrangère. Des gens bien établis ici, présentateurs radio ou télé, politiciens. Voici quelques personnes qui se sont prêtées au jeu: Michèle Durand-Vallade, Esther Mamarbachi, Lydia Gabor, Darius Rochebin, Massimo Lorenzi, Fathi Derder, Sonia Zoran, Antonio Hodgers, Ricardo Lumengo, Josef Zisyadis, Jacques Neirynck. Ca vaut le coup d'écouter leurs témoignages!