mercredi 17 août 2011

Petit sondage - merci d'avance pour vous réponses!

Tout est dans le titre...

Normalement, je parle surtout de moi - ou de ma famille - sur mon blog, mais suite à une discussion avec une copinaute brodeuse, je voudrais vous soumettre une question. Voilà, elle va ouvrir un blog et hésite entre deux noms:

1. talons aiguille
2. croix... moi

Lequel vous plaît le mieux? Merci de répondre en laissant un commentaire!


Ridicule

La femme qui s'attaque enfin à la paperasse à gérer et ne se souvient pas de son code d'accès à sa banque par internet. Ni ne retrouve de trace écrite dudit code.

La même femme qui cherche partout, ne trouve pas, se décourage, s'en veut de ne pas s'y être mise plus tôt, voit tout à coup tout ce qu'elle n'a pas fait et qui devient une montagne insurmontable (alors qu'il suffirait d'une heure tranquille pour tout gérer).

Heureusement que le ridicule ne tue pas... J'espère seulement qu'il fera sourire certaines de mes lectrices, soit parce qu'elles me connaissent bien, soit parce qu'elle se reconnaissant un petit peu et se sentent moins ridicule de leur côté.

lundi 15 août 2011

En attendant...


... que je publie les articles écrits en juin chez ma tante alors que je n'avais pas de connexion internet, et que j'ai failli perdre entre temps (mais je ferai mon mea culpa technologique dans un autre article), j'ai décidé d'au moins mettre quelques photos du travail accompli hier.

L'idée était de faire un petit sac pour y mettre les habits de rechange de Nathanaël pour l'école maternelle. Le prototype est devenu trop petit, ce sera donc un sac pour Liam, comme ça il n'y aura pas de jaloux.







Le premier petit sac, qui sera celui de Liam.
















Et le deuxième, celui de Nathanaël!













J'ai envie de lui confectionner des chaussons et aussi un petit cartable, c'est peut-être trop m'avancer que de publier ça ici...

mardi 5 avril 2011

Regard dans le miroir

Etonnant, cet attachement humain aux autres, aux déceptions, au besoin d'être aimé ou tout au moins reconnu... Ne pouvons-nous vraiment pas vivre sans les autres? Non, bien sûr, la question est ridicule. Mais pourquoi s'attacher à des gens qui ne nous rendent pas nos sentiments? Ou pourquoi souffrir d'un manque d'attention de quelqu'un avec qui on se dit qu'en fin de compte on n'a pas tant à partager?

Le regard dans le miroir ce matin me révèle une femme qui a peur de l'abandon (un jour je grandirai et dépasserai mes peurs), de la mise à l'écart et qui, surtout, ne supporte quand elle ne comprend pas ce qui se passe ou qu'elle se sent jugée, sans explication ni raison apparente. Je n'aime pas l'image que me renvoie le miroir.
J'essaye de dépasser ces sentiments, mais je n'y arrive pas toujours. D'où ma pollution de la blogosphère ce matin.

C'est d'autant plus inutile que je vous parle d'une amitié naissante qui ne s'est pas développée pour des raisons ridicules. Pas si inutile que cela, car cette anecdote cache autre chose.

Il est facile de se dire qu'il ne faut pas prêter attention à certaines choses, ne pas leur donner plus d'importance qu'elles n'en ont. Mais quand ces situations sans importance révèlent des blessures profondes en nous, difficile de ne pas leur donner un poids parfois trop lourd.

Alors, que faire? Identifier la blessure profonde que cache la petite blessure de l'ego, dénouer le noeud et passer à autre chose. Se prendre le temps et l'énergie, mais aussi le courage nécessaire à regarder dans le miroir, vraiment. Pour changer ce que l'on voit en une image qui nous plaît. Ce n'est pas la femme et ses blessures qu'il faut changer, mais le regard qu'elle porte sur elle-même. Facile, non?

jeudi 24 mars 2011

Héritage

Sujet doux et douloureux à la fois... Aujourd'hui, ça fait dix ans que mon père est décédé. Doux, parce que je porte en moi cet amour qu'il ma porté (et pas seulement à moi, bien sûr, mais c'est mon moment d'égoïsme, celui où mon papa est mon papa), parce que je pense à lui avec tendresse. Souvent, très souvent, même si je n'en parle pas. Douloureux, parce que l'enfant que je suis pleure toujours un peu son papa, égoïstement.

Je n'ai pas envie de m'étendre trop dans ce billet, mais j'ai tout de même besoin d'écrire quelque chose. Je repense à un poème écrit par une proche, inspiré par cet homme debout, comme elle le décrivait à la fin de son parcours. Je repense aussi à ces interminables discussions sur mes lectures scolaires du moment, entre littérature et philosophie (et avant ça, sur les déclinaisons latines, mais alors ça, c'état vraiment barbant à mes yeux...). Puis, plus tard, les discussions à proprement parler philosophiques. Et aussi, ces longs échanges téléphoniques sur tout et sur rien, souvent terminés par un: "Amen! Ca suffit pour aujourd'hui!" (Il faut dire que ces appels duraient régulièrement plus d'une heure.)

Mon père a sans aucun doute été la personne qui m'a le plus influencée sur un terrain intellectuel, toujours à chercher plus loin, parfois trop à mon goût, toujours à trouver encore un argument, comment rebondir sur un nouveau sujet, mais toujours ouvert à l'argumentation. Et probablement aussi pour me former à l'argumentation et à la pensée indépendante. Non seulement il m'a toujours soutenue et encouragée dans mon cheminement, mais il m'a aussi montré l'exemple, au-delà des mots, par sa manière d'agir.

Je repense à toutes ces discussions, à tout ce que j'ai reçu et qui a permis de me construire, et j'espère que je pourrai donner la même chose à mes fils. Que par moi, ils découvrent aussi un peu de ce grand-père qu'il n'auront pas connu, par cet héritage intellectuel.