mardi 3 février 2009

Soleil

Assise dans mon salon, je vois, par la fenêtre à ma droite, comme dans un tableau, des branches d'arbres devant le Salève, saupoudré de neige qui scintille à la lumière du soleil hivernal et se dessinant sur un fond de ciel bleu traversé de petits nuages blanc.

Pas un bruit, juste ce paysage féerique.

Et je pense à Louis Armstrong et à ces paroles:
"I see skies of blue..... clouds of white
Bright blessed days....dark sacred nights
And I think to myself .....what a wonderful world."

lundi 2 février 2009

2009, an neuf

Je tiens à commencer par une pensée pour Momo, dont je me suis inspirée pour le titre de cet article; merci ma belle!

J'avoue que je suis très lente à débuter l'année, mais j'ai décidé ce matin de profiter de la nouvelle semaine, du nouveau mois pour moi aussi me mettre en route. Je sais que j'ai du courrier en retard, mais je ne vous ai pas oubliés pour autant! (Brigitte, si tu lis ce billet, une lettre suivra bientôt.)

Alors, quelles sont les nouvelles? Merci Mathilde d'avoir posé la question, ça me forcera à y répondre! Les fêtes de fin d'année se sont bien passées, nous avons eu beaucoup de membres de famille chez nous du 22 décembre au 3 janvier - pas tous en même temps, je vous rassure. C'était très sympa mais pas très reposant! ;-) Ayant pris goût aux festivités et Nathanaël souffrant de la séparation d'avec ses cousins hongrois, nous avons rejoint ces derniers à la montagne pour le Noël orthodoxe, un petit tour sur les pistes (en luge et à ski) et des moments très chouettes aux bains, que je conseille vivement aux familles (pataugeoire superbement refaite et pour les plus grands, excellents toboggans)!
Janvier a été marqué par des moments en famille, encore. Après les prolongations de Noël, la fête d'anniversaire de Nathanaël, la visite de la maison bleue où habite désormais sa cousine Léna, et un lendemain matin avec sa cousine Claire. Et les parents alors? Nous avons passé quelques soirées avec des amis, et quelques samedis à faire les magasins. Pas que j'aime particulièrement ça, ni Guillaume d'ailleurs. Mais parfois il faut se forcer, et le résultat en vaut la peine! Qu'avons-nous acheté? Quelque chose de ce genre... Mais plus à ce sujet une prochaine fois!

Réveil difficile en janvier, avec quelques perches tendues tout de même. Tout d'abord, celles, fidèles, de l'homme de ma vie et que je ne sais pas toujours saisir. Dans un autre registre, celle d'un ancien prof qui m'a retrouvée sur Facebook et m'a envoyé sa dernière publication, dont je vous parlerai dans un prochain billet. Pour voir le travail de ce chercheur, visitez le site Religoscope (aussi dans mes liens, que je vous conseille vivement). Et aussi, les petits signes - mails, cartes postales, messages sur blog - de certaines d'entre vous, merci beaucoup pour les questions, suggestions et nouvelles!

Voilà, je me suis déjà avancée à vous annoncer deux nouvelles entrées, une privée et une autre quelque plusacadémique. Je vais donc vous laisser pour l'instant et profiter d'un instant de tranquilité (j'ai couché le petit bonhomme entre temps) pour faire quelques recherches et lectures.

Aux prochaines nouvelles...!

jeudi 11 décembre 2008

Vacances

La dernière fois que je vous ai parlé de vacances, nous rentrions de Chine en été 2007...

Cette fois-ci, nous avons pris juste une semaine au soleil, histoire de nous reposer un tout petit peu avant Noël. Nous sommes donc allés en Égypte, où il faisait été pour nous, même si les Égyptiens ont froid l'hiver à 26°C...




Le programme? Plage et détente,





















puis deux jours à Louxor













et re-plage et détente.













Pour voir plus de photos, vous pouvez toujours visiter mes albums photos!

lundi 24 novembre 2008

Entre deux

Nous sommes une famille de frontaliers, voici une forme on ne peut plus officielle d'entre deux!

Comment cela se manifeste-t-il? Nous vivons en France, Guillaume travaille à Genève. Il traverse tous les jours la frontière, qui est une ligne imaginaire sur une route de campagne entre Collonges-sous-Salève et la Croix de Rozon...
Techniquement, c’est Guillaume qui est frontalier, moi je ne suis que compagne de frontalier, et plus Française que lui (la preuve, j’aiiiiiiiiime râler)… Et Guillaume devient plus Suisse que moi (lui savait quelles votations avaient été annulées 13 jours avant la date prévue à Genève, moi non.)
Pour ma part, j’écoute tour à tour la RSR (toujours la première, bien sûr) et France Inter, mais malheureusement nous n’avons plus la télévision suisse (mis à part les émissions que l’on peut visionner par internet), j’ai toujours des francs suisses et des euros dans mon porte-monnaie, j’ai des cartes bancaires dans les deux pays et les deux monnaies, je fais mes courses en France (plus) ou en Suisse (moins), selon ce que j’ai à faire ou à acheter, et alors la meilleure pour les fans de la MIGROS (amis Français n’habitant pas le 74, je vous expliquerai un jour…), il y en a une à Étrembières (avec, ô grand luxe, des produits Migros , Cora et des produits de marque) et qui plus est, les points cumulus et autres bons d’achats sont valables dans les deux pays et recalculés directement par la caisse enregistreuse… Nous continuons à aller chez le pédiatre à Carouge (c'est plus près qu'Annemasse et en plus c'est très difficile de trouver un pédiatre dans le département, les listes d'attente sont longues), notre (future) assurance maladie (privée française) couvre les frais de la LAMAL en Suisse et ceux de la sécu et d'une assurance privée en France. Je dis tout naturellement soixante-dix en France et septante en Suisse...

En hongrois, il existe deux manières de dire « à la maison », « itthon » (utilisé quand le locuteur y est, littéralement « ici à la maison ») et « otthon » (utilisé quand le locuteur n’y est pas et vous l’aurez deviné, littéralement, « là bas à la maison »). J’aime beaucoup cette expression, parce qu’elle résume bien la situation de l’émigré, qui est à la maison et dans son pays de vie et dans son pays d’origine. C'est ce que je commence à ressentir par rapport à la France et à la Suisse.

Et la Hongrie dans tout cela? J'y viens.

Bizarrement, je ne sens rassurée de vivre en France, qui me semble plus facile à gérer que la Suisse au niveau identitaire. Je m’explique : pour la petite Hongroise que je suis, avec une forte conscience historique et culturelle de son pays, la France est, à un certain niveau, plus facile à comprendre parce qu’elle a son côté "grande nation".

Pour moi, l’identification à la Suisse a toujours été difficile parce que la Suisse n’est pas un simple pays, avec un système centralisé, mais une confédération de 23(26) pays différents si vous voulez… Genevoise sur papier, ayant grandit à Berne, principalement au sein de la communauté hongroise mais aussi dans un univers scolaire très international (qui plus est francophone dans une ville alémanique) quelle était ma place dans le pays ? C’est une question que je n’ai cessé de me poser, pour y répondre par la place prise dans ma famille spirituelle, la paroisse réformée française de Berne

Mais les multiples facettes de la Suisse, c’est aussi ce qui fait que je l’aime (si, si, je l’aime, ma Suisse, on s’y attache vous savez…)

Reste que la France, je l’ai toujours écoutée, vue, lue. Sa littérature, ses chansons, ses films, sa politique. Je connais mieux les paroles de l’hymne national français que celles du cantique suisse. Mais celui que je connais le mieux et qui me fait vibrer, c'est l'hymne national hongrois.

Je reste très attachée à mes origines, mais d'une manière plus sereine et moins nostalgique. La Hongrie, je la vis à ma manière, dans mes contacts avec ma famille et mes amis hongrois. Et je la transmets à Nathanaël. Le petit bout d'homme entend le français et le hongrois à la maison, il aime les comptines et chansons pour enfants hongroises ainsi que son seul disque de Henri Dès (qui, petite note pour mes amis français, est Suisse!), lit des livres en hongrois et en français. Il rencontrera pour la deuxième fois ces cousins hongrois ce Noël et je m'en réjouis. L'élever en France, c'est l'élever dans la culture d'au moins un de ses parents tout en lui permettant aussi de vivre l'autre, ne serait-ce qu'à la maison et dans les rencontres avec sa grand-mère, ses cousins, ses tantes et oncles. La Suisse, il la vivra aussi toujours, une partie de sa famille y vit!

J'espère pouvoir transmettre toute la richesse des identités multiples à mon fils dans la sérénité que je commence à ressentir. Quant à savoir comment lui vivra l'entre deux, il vous en parlera peut-être dans quelques années...

mercredi 5 novembre 2008

Mi Blanca




Cuando te veo, yo sonrío. Cuando me das un beso, yo me río.
















Te quiero mucho!