lundi 27 avril 2009

Premier concert...

Normalement, une fois par mois, le dimanche, nous allons au cinéma avec bébé grâce à cinélolette.

Hier, ce n'est pas au cinéma mais carrément à l'Arena de Genève que nous sommes allés pour le premier concert de Nathanaël. Guillaume avait reçu des billets pour le concert de... Chantal Goya! Nathanaël n'avait jamais entendu ses chansons (est-ce le moment de ressortir mon disque avec Pandi-Panda et Snoopy?), mais l'excitation n'en a pas été moins grande.

Arrivés à l'Arena, nous apprenons que chaque personne a besoin d'un billet d'entrée, donc nous en achetons un pour Nathanaël (CHF 42.- tout de même, le prix le moins cher pour une place sur nos genoux...). Nous entrons dans la salle, découvrons nos places et nos voisines avec qui Nathanaël fait très vite connaissance. Concert pour adultes ou pour enfants, le début se fait un petit peu attendre. Nathanaël en profite donc pour se dégourdir un peu les jambes et les bras et pour observer la salle, les lumières, les enfants. La lumière s'éteint, les projecteurs s'allument, Nathanaël cherche d'où vient la lumière, regarde tour à tour la scène encore noire et le public qui attend le début du concert. Il est surexcité, court (à quatre pattes, certes) dans tous les sens, applaudit, appelle la star de la journée, applaudit encore et est finalement récompensé par le lever des rideaux. Sa maman se fatigant accroupie par terre, nous rejoignons nos places pour nous laisser émerveiller par le spectacle: lapins, chaussure volante, loup-garou, Papa mille-pattes, Pandi-panda, Snoopy, Polichinelle, Bécassine et sa voiture jaune... Nathanaël se laisse prendre par la magie du spectacle: il tend le cou, se met debout pour mieux voir, applaudit, chante et crie avec Chantal Goya et son équipe. Bon, la concentration laisse aller de temps en temps et le petit bonhomme joue avec les chaises, le t-shirt de sa maman, il observe ses voisins, prend son goûter (très important, le goûter!), mais se retourne toujours vers la scène, découvre de nouveaux personnages et costumes.

L'artiste, elle, est en pleine forme pour ses bientôt 67 ans, elle se donne dans son spectacle, danse, chante, raconte des anecdotes. Elle aime son public et elle est très émue à la fin de son concert. Je m'imagine que ça doit être émouvant d'avoir dans son public les enfants (devenus grands) pour qui elle chantait il y a trente ans et les enfants de ceux-ci. Pour ma part, je n'avais qu'un seul disque d'elle (que j'ai toujours) et je ne l'avais jamais vue en concert... Ce n'était pas quelque chose que nous faisions, aller à des concerts pour enfants. Les temps changent. Je ne pensais pas que je ferais ce genre choses avec un enfant aussi petit moi-même. Mais l'expérience du cinéma (films légers, voire même dessins animés, lumière tamisée, niveau sonore adapté aux oreilles des petits) et la joie générale de Nathanaël face à la musique ont fait que je n'ai pas hésité. Le niveau sonore était plus élevé qu'au cinéma pour petits, mais bien moins élevé qu'à un concert normal...

Une amie me dirait que j'ai déjà maltraité les oreilles de Nathanaël en lui faisant écouter Chantal Goya. C'est un peu niais, certes. Mais très adapté pour des petits enfants, et en fin de compte, c'est pour ça que nous y sommes allés...

jeudi 16 avril 2009

Etiquette

Mercredi matin, dans la voiture, j'écoutais une interview de Nadine de Rothschild à l'occasion de la publication de son dernier livre, Réussir l'éducation de nos enfants.
Deux remarques ont particulièrement résonné en moi: d'une part, cette Baronne des bonnes manières a souligné que ce n'est pas la mode des jeunes (pantalons descendant aux genoux par exemple) qui pose problème, mais plutôt quand cela devient un "way of life", un mode de vie qui implique un code, des comportements spécifiques, etc. D'autre part, elle a dédramatisé le langage "incompréhensible" des jeunes, phénomène qui a toujours existé, mais elle a condamné la violence dans le langage, que ce soit des jeunes ou des adultes. Différenciations qui me paraissent judicieuses.

Un peu plus tard, dans un magasin à Berne:
Je prends rendez-vous pour un essai de maquillage, la vendeuse prend mon nom, mon numéro de téléphone, puis demande mon prénom et me tend la main en disant: "Moi c'est Charlotte, ça sera plus facile, salut." Ok. Je monte à l'étage pour prendre un rendez-vous chez le coiffeur et là c'est carrément l'accueil (chaleureux mais) étonnant: "Salut, attends, je t'aide avec la porte." D'accord...

Je me souviens de mon agacement quand, à Berne, systématiquement, les vendeuses et vendeurs (plus ou moins) de mon âge me tutoyaient. A la limite de l'agression; ce n'était pas quelque chose de choisi pour moi. Que l'on se tutoie au travail, d'accord; on passe beaucoup de temps ensemble. Mais que l'on se tutoie systématiquement? Au supermarché ou chez le coiffeur? Je continue à trouver ça bizarre. Est-ce une différence entre la langue française et allemande? Ou suis-je vieux jeu? Ou trop française dans mes attitudes? (Dans ce cas, donnez-moi vite la nationalité!) Peut-être que j'ai un côté Nadine de Rothschild, ou que je suis d'une autre époque...

lundi 6 avril 2009

Toboggan


En achetant la maison, nous avons hérité d'une place de jeux dans le jardin.

Avec le retour du printemps, nous faisons de la balançoire et Nathanaël a découvert la magie du toboggan. Au début, je pensais que ce serait trop haut, trop pentu, mais le petit bonhomme sait comment s'y prendre. Il se tient au haut du toboggan, se tient, se tient, puis dans un éclat de rire s'élance.

Une fois arrivé en bas, il se retourne et essaye de remonter le toboggan, comme tous les enfants. La question que je me pose est comment font-ils pour avoir tous la même réaction? Est-ce le genre d'histoire culturelle empreinte au fond de tout enfant, ressurgissant d'on ne sait où?

mardi 3 février 2009

Soleil

Assise dans mon salon, je vois, par la fenêtre à ma droite, comme dans un tableau, des branches d'arbres devant le Salève, saupoudré de neige qui scintille à la lumière du soleil hivernal et se dessinant sur un fond de ciel bleu traversé de petits nuages blanc.

Pas un bruit, juste ce paysage féerique.

Et je pense à Louis Armstrong et à ces paroles:
"I see skies of blue..... clouds of white
Bright blessed days....dark sacred nights
And I think to myself .....what a wonderful world."

lundi 2 février 2009

2009, an neuf

Je tiens à commencer par une pensée pour Momo, dont je me suis inspirée pour le titre de cet article; merci ma belle!

J'avoue que je suis très lente à débuter l'année, mais j'ai décidé ce matin de profiter de la nouvelle semaine, du nouveau mois pour moi aussi me mettre en route. Je sais que j'ai du courrier en retard, mais je ne vous ai pas oubliés pour autant! (Brigitte, si tu lis ce billet, une lettre suivra bientôt.)

Alors, quelles sont les nouvelles? Merci Mathilde d'avoir posé la question, ça me forcera à y répondre! Les fêtes de fin d'année se sont bien passées, nous avons eu beaucoup de membres de famille chez nous du 22 décembre au 3 janvier - pas tous en même temps, je vous rassure. C'était très sympa mais pas très reposant! ;-) Ayant pris goût aux festivités et Nathanaël souffrant de la séparation d'avec ses cousins hongrois, nous avons rejoint ces derniers à la montagne pour le Noël orthodoxe, un petit tour sur les pistes (en luge et à ski) et des moments très chouettes aux bains, que je conseille vivement aux familles (pataugeoire superbement refaite et pour les plus grands, excellents toboggans)!
Janvier a été marqué par des moments en famille, encore. Après les prolongations de Noël, la fête d'anniversaire de Nathanaël, la visite de la maison bleue où habite désormais sa cousine Léna, et un lendemain matin avec sa cousine Claire. Et les parents alors? Nous avons passé quelques soirées avec des amis, et quelques samedis à faire les magasins. Pas que j'aime particulièrement ça, ni Guillaume d'ailleurs. Mais parfois il faut se forcer, et le résultat en vaut la peine! Qu'avons-nous acheté? Quelque chose de ce genre... Mais plus à ce sujet une prochaine fois!

Réveil difficile en janvier, avec quelques perches tendues tout de même. Tout d'abord, celles, fidèles, de l'homme de ma vie et que je ne sais pas toujours saisir. Dans un autre registre, celle d'un ancien prof qui m'a retrouvée sur Facebook et m'a envoyé sa dernière publication, dont je vous parlerai dans un prochain billet. Pour voir le travail de ce chercheur, visitez le site Religoscope (aussi dans mes liens, que je vous conseille vivement). Et aussi, les petits signes - mails, cartes postales, messages sur blog - de certaines d'entre vous, merci beaucoup pour les questions, suggestions et nouvelles!

Voilà, je me suis déjà avancée à vous annoncer deux nouvelles entrées, une privée et une autre quelque plusacadémique. Je vais donc vous laisser pour l'instant et profiter d'un instant de tranquilité (j'ai couché le petit bonhomme entre temps) pour faire quelques recherches et lectures.

Aux prochaines nouvelles...!