lundi 30 novembre 2009

Bricolage, pour continuer en beauté


Voici ma couronne de l'Avent, la première que j'ai faite totalement sans supervision professionnelle (mis à part le tuyau d'Estelle pour fixer les bougies, merci!):






Nous avons allumé la première bougie hier soir en rentrant de notre week-end, petit dîner à la lumière du "feu" pour le petit bonhomme.

jeudi 26 novembre 2009

Et tricot!


Pour le grand bonhomme qui n'aime pas du tout passer d'habits sur la tête ces temps et donc se promène en chemises (comme papa, ça aide) et chandails, j'ai fait une jaquette... Visez un peu les boutons locomotives et voitures!





Et voici pour compléter une veste faite l'année passée mais qui lui va encore (oui, elle était un peu grande...), un bonnet et une écharpes doublés de polaire! A celle qui me demandera si j'ai un patron je réponds que non. J'ai fait le bonnet au pif, plus ou moins: j'ai pris le pourtour de tête du bonhomme sur les oreilles (52cm) pour décider du nombre de mailles à faire selon ma laine, à 9cm de hauteur j'ai commencé les diminutions (j'aurais dû en faire un peu plus, le bonnet est un peu large sur le haut). Pour l'intérieur (en trois parties pour réussir la forme du bonnet), j'ai pris les mesures par rapport à l'extérieur, et voilà, il ne restait plus qu'à assembler le tout!

Maintentant, sont en route: une petite veste pour le petit frère (mais le fil est un peu sombre, ça fait tristounet) dont je dois faire le col et assembler les parties, et une brassière bleu bébé pour le bébé... La suite au prochain numéro!

vendredi 13 novembre 2009

Couture


Mes dernières créations... Rien d'époustouflant, mais je suis tout de même fière du travail accompli!

Un coussin d'allaitement que Nathanaël semble particulièrement apprécier.










Une deuxième housse pour le coussin d'allaitement,

et un sac de couchage lapin pour Nathanaël, le dernier avant de passer aux draps comme les grands...

vendredi 6 novembre 2009

Vocabulaire de petit bonhomme

"papa": inutile de le présenter. cri du coeur à chaque fois que nous rentrons à la maison et que celui-ci n'est pas là.
"mama" ou "maman": ça, c'est moi.
"bébé": mot très important, appliqué à tout bébé et enfant... mais aussi au ventre de maman.
"non": veut parfois aussi dire oui.
"oui": qu'il répète après nous, mais n'utilise pas par lui-même...
"enco'": mot très important, surtout quand il s'agit de faire remplir son assiette une deuxième ou troisième fois...
"ça": souvent accompagné d'un petit doigt qui ne pointe pas toujours de manière très précise.
"tiens": quand il vous tend quelque chose, mais aussi s'il veut quelque chose.
"oh-oh": on se croirait dans Rainman ;)
"oh, noooooooooooon!": quand quelque chose tombe, une tour se casse ou autre catastrophe du genre
"b'avo!": souvent accompagné d'applaudissements et d'un grand sourire.
"boum": boum.
"hoppá": boum, en version hongroise. mais aussi mot qui accompagne un faux mouvement par exemple.
"wow!": dit avec beaucoup d'enthousiasme
"'pin" ou "lapin": très important, le lapin, c'est son doudou.
"to'tue": un des animaux sur son sac de couchage...
"chat" mais aussi "cica": chat, mais aussi lion et par extension, tout animal dont le nom lui échappe.
"chien": l'ami du chat.
"": chat-cheval en hongrois
"nounou": nounours
"ta'ti" ou "ta'tine": tartine, mais aussi beurre, confiture et miel, bref, tout ce qui fait une tartine.
"pain": indispensable pour les tartines.
"gâteau": pourtant il n'en mange pas beaucoup...
"popote": compote. Nathanaël adore.
"po": pomme. on en fait des compotes.
"l'eau": boisson déshalterante
"lait", "le lait": boisson du matin et du soir, mot aussi appliqué au biberon qui le contient.
"bana": banane
"nez": avec le doigt dessus (quand ce n'est pas dedans)
"foui-foui": quand il met le doigt dans le nez. (Il faut dire que sa maman lui dit "pfui-pfui" quand il fait ça...)
"pied": très important, les pieds. portent les chaussettes et les chaussures.
"au-voi'": au revoir, qu'il dit le plus volontiers aux voitures et en particulier à celle de papa le matin.
"coucou": accueil le matin quand on va le chercher dans sa chambre.
"ciao-ciao": ça, je ne sais pas de qui il l'a appris, pas de moi en tout cas!
"me'ci" ou "ma'ci", "aci": merci, politesse oblige.
"allô": c'est ce qu'on dit dans un téléphone. mais jamais quand il y a quelqu'un au bout du fil, il ne faut pas exagérer.
"tchoutchou": train, rails, locomotive, mais aussi le bruit que fait le train, même s'il est en bois. par extention: tram, bus, voiture, tout ce qui roule.
"t'ain": train, tram, bus.
"t'am": tram. qui s'appelle aussi parfois train
"voitu'" ou "tu'": voiture, mais surtout les vraies. et une voiture, ça fait "vvvvvvvvvvvvvvv"!
"hajó": bateau, en hongrois.
"fleu'": fleurè
"nino", "nonino": domino. merci à la migros pour cet enrichissement de vocabulaire.
"papapapa" ou "papapa": barbapapa, un personnage et une famille très importants dans la vie de mon fils.
"baba'": babar
"dodo": dodo, mais aussi le sac de couchage, le lit, tout ce qui touche à cette activité aimée.
"caca": caca, pipi, mais aussi couche, table à langer et "aller aux toilettes"
"pot": c'est là qu'on fait caca. pas toujours, d'accord.
"chaussu'": très importantes, les chaussures. c'était son premier mot d'ailleurs...
"chaussons": les chaussures pour l'intérieur...
"chaussè": chaussettes, qu'on met avant les chaussures.
"pleu'": pleure.
"so'": sors, descends.
"attends": ça, il le dit souvent sur un ton agacé et en me repoussant.
"quoi?": quoi?
"aïe": ben oui, aïe.
"un, deux": trois, j'irai dans les bois.
"egy", "öt" et "hat": un, cinq et six en hongrois.
"cassé": souvent accompagné de quelque chose qu'il vous tend pour le réparer.
"lumiè'": lumière
"a plus", mais aussi "ülesh" ("üres" en hongrois): quand son assiette est vide...
"chai": chaise
"ça, c'est cassé": et on se demande pourquoi...
"c'est quoi, ça?": ben, ça dépend de ce qu'il vous montre.
"bavoi'": bavoir. ou bavette pour les suisses.
"chaud": peut s'appliquer à la nourriture, au lait, au radiateur, à l'eau du bain, ...
"f'oid": les aliments qui sortent du frigo, certains radiateurs, ...

J'en oublie sûrement, mais je voulais faire une liste un jour. Voilà, c'est fait!

mardi 20 octobre 2009

Image du jour




Voici l'image du jour, prise après le déjeuner:











Et avec le son:


video

mardi 8 septembre 2009

Impressions de dimanche matin

Deuxième dimanche matin à la paroisse d'Annemasse depuis la rentrée.
Un pasteur pédagogue mais non moins profond dans son message, qui dit aux parents qui essayent de faire taire leurs enfants en bas âge: "Mais non, laissez-les, ils participent à leur manière."
La Sainte Cène partagée en cercle, chacun rompant le pain pour son voisin, une coupe de vin circulant dans un sens, celle de jus de raisin dans l'autre.
Quelle différence avec ce que j'ai connu jusqu'à présent dans différentes paroisses. De quoi se sentir accueillie!
Une vingtaine de personnes au dernier culte, dont un bon tiers âgées de moins de cinquante ans.
Des mots qui ont résonné en moi, comme:
re-poser sa semaine, sa vie, chaque fois à nouveau, sur un socle stable.
ou:
"pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi..." et la difficulté de ce nous pardonnons.
Un verre de l'amitié à la fin de chaque culte, la possibilité de faire connaissance avec les gens, de partager.
La suite au prochain numéro, voyons quelles seront les impressions à venir...

lundi 24 août 2009

Trois mois après...

Plutôt que de vous faire un compte rendu des trois mois passés, je vous invite à aller voir les photos de nos dernières vacances , celles de notre mariage, de la lune de miel ou les photos actuelles de Nathanaël.

Un message plus fourni suivra bientôt, promis.

samedi 6 juin 2009

Il marche!

Après quelques premiers pas hier au bureau d'Estelle, aujourd'hui le petit bonhomme n'arrêtait pas de faire le tour de la maison, tout en trouvant cela hilarant!

Voici une vidée prise avec mon appareil photo, désolée pour la qualité...

video

mercredi 20 mai 2009

De l'importance des enterrements

Mardi 5 mai, 15h15 à la chapelle du crématoire à Berne, un enterrement comme tant d'autres.

Sauf que la personne qu'on enterre est ma Tanti. Une vieille dame de 94 ans qui a été délivrée des souffrances de l'âge, dit sa famille. La dernière fois que nous nous sommes parlées, il y a deux ans et demi, elle était fatiguée et triste, mon Tonton lui manquait, la vie sans lui n'avait plus le même goût. Je ne l'ai plus rappelée depuis. L'orgue se met à jouer, des larmes montent en moi, restent au bord des yeux et s'arrêtent net lorsque la pasteur(e) se met à parler en suisse allemand. Est-ce la langue ou autre chose? En tout cas, je me sens très loin de cette cérémonie. Commence un "Lebenslauf", Madame est née en tant, a fait tel apprentissage, à travaillé dans tel magasin, aimait chanter, a rencontré son époux, est devenue femme au foyer, etc. Heureusement, il y a une note plus personnelle sur les rencontres furtives entre la pasteur et Tanti, anecdotes qui rendent le CV moins... je ne sais quoi. Des remarques qui rappellent la femme que fut la défunte, au-delà de dates et d'évènements.

Mes pensées vagabondent un peu, je m'arrête sur la communauté réunie dans la chapelle. On ne se croirait pas à un enterrement. Les gens sont relativement mal habillés, je remarque même une dame en rouge et me dis que, quand même... Et soudain, je me sens comme la gardienne des cultes dans mon ancienne paroisse, à critiquer untel qui fait la lecture en short, ou tel autre, qui est toujours mal coiffé.

Est-ce la société d'aujourd'hui? Ou les gens sont-ils ailleurs, comme moi (mais moi, j'entends ce que dit la pasteur)? Toujours est-il qu'au moment où l'officiant dit: "Nous disons ensemble la prière de notre Père", je suis la seule à la dire, en français qui plus est, et je me sens dans un autre monde. Pas de cantiques, c'est normal, les gens ne les connaissent pas... sauf un, à la fin du culte. De nouveau, une invitation: "Je prie ceux qui le peuvent de se lever pour le cantique et pour la bénédiction qui suivra." Nous sommes trois à nous lever. (Je vous rassure, nous n'étions pas les seuls en moyen de le faire.) A la fin de la cérémonie, les deux autres me demandent: "On devait bien se lever, non?"

Je me sens "vieille", ne comprenant pas l'inculture religieuse à laquelle j'ai participé. Et je me sens étrangère, n'ayant trouvé aucun réconfort dans ces mots d'une autre langue, dans ces coutumes différant un peu des miennes.

Quelques mots partagés avec des gens de la famille, et je me sens reconnectée. Oui, Tanti était bien Tanti et nous nous souviendrons d'elle. Et cette espèce d'amertume de ne pas avoir pris de ses nouvelles s'estompe, je me raccroche à ce que nous avons vécu ensemble. Aux souvenirs d'enfance que je garderai toujours. Cet âne en bronze du Signal de Bougy, sur lequel on m'a fait asseoir pour une photo - sur laquelle je mets le doigt sur la tempe, l'air de dire: "Ils sont fous ces adultes" - et sur lequel j'ai à mon tour assis mon fils il y a quelques semaines. Le mois passé chez eux alors que mes parents étaient en voyage, les devoirs faits avec Tonton, ma place sur le tabouret en regardant Tanti faire la cuisine. Mon lit. Que j'ai protégé contre l'invasion fraternelle - il n'avait qu'à prendre l'autre, le frangin. Que je voulais retrouver les soirs de rentrée de balade, alors que la lumière était encore allumée au premier - où nous habitions à l'époque. Malgré la proposition de rentrer chez moi, il m'arrivait de répondre: "Non, je veux dormir dans mon lit." Les leçons de tricot sous la fenêtre, en plein soleil, avec une laine jaune canari. J'en ai encore mal aux yeux... Tant d'expériences et tant d'autres encore qui ont marqué mon enfance, qui m'ont construite. Nous en parlions parfois, ces dernières années. Ce sont ces souvenirs que je garderai d'elle et pour lesquels je suis reconnaissante. Ce sont ces souvenirs que j'ai partagés avec la famille en deuil dans une lettre, ne pouvant rester sur cette impression du jour de l'enterrement. Tant que nous nous souvenons d'eux, les gens continuent de vivre en nous. C'est ce que m'a dit un homme sage dont le souvenir vit en moi.

Deux semaines plus tard, je reçois un paquet accompagné d'une carte. Dans laquelle les neveux de Tanti me remercient de leur avoir rappelé que cette Tanti que nous partagions avait été la grande dame dont je veux garder le souvenir. Eux l'avaient oublié ces deux dernières années. Vraiment, merci Agnès. Et ils m'envoient une figurine en porcelaine en souvenir d'elle. J'ai déjà un souvenir matériel: la tasse dans laquelle je buvais mon cacao quand j'étais petite, Tanti me l'avait offerte quand Tonton et elle étaient entrés en maison de retraite. Mais le geste me touche. Il y a eu un partage, un peu de réconfort dans mes mots et dans ceux des neveux, nous avons chacun à notre manière montré notre compassion.

Et voilà que le rituel qu'est un enterrement reprend tout son sens.

lundi 18 mai 2009

Quand on n'a pas (encore) les mots pour le dire...

15h48 cet après-midi, un peu avant l'heure habituelle du goûter. Nathanaël devient hystérique sans raison apparente, il crie, se tourne dans tous les sens et ne veut pas se laisser calmer. Je lui demande: "Qu'est-ce qu'il y a? Dis-moi ce que tu veux, je ne comprends pas", sachant bien qu'il ne me le dira pas, mais espérant qu'il arrêtera de crier. D'un coup, il se met debout, me prend la main et me mène à la cuisine. Il s'arrête devant le frigo et pointe du doigt vers les fruits, disant: "ça". Je crois que le message est clair, le petit bonhomme a faim!